Articles

Avec Pierre Jean Jouve

Image
  "ET SI LE PIRE ÉTAIT CERTAIN, si le néant Vorace insu buvait la force de mon âme” Alors je n'aurais été qu'un être béant N'OSANT TUER LE TEMPS pour d'illusoires flammes Les deux premiers vers sont extraits  du poème "Et si le pire était certain" issu du recueil Diadème , 1949.

Avec Francis Jammes

Image
  "C'est sa robe, sans doute, que mon songe a rêvé sur le banc que la mousse et l'humidité mordent,” je m'y surprends debout, si instable, au cou la corde, sans l'étoffe fleurie, je reste au chanvre rivé... Les deux premiers vers sont extraits  du poème "Élégie quatrième" issu du recueil Le Deuil des primevères , 1901.

Avec Philippe Jaccottet

Image
  "Je suis la ligne indécise des arbres où les pigeons de l'air battent des ailes :” si cette vague frontière se cabre, j'avale les volatiles trop frêles. Les deux premiers vers sont extraits  du poème "La Semaison" issu du recueil L'Effraie , 1953.

Avec Eugène Guillevic

Image
  “Le pain du condamné, la sueur des aisselles, Le gras du doigt sur la fenêtre.” Le cou bien dégagé, les lignes d'un missel, Le glas du tranchant qui pénètre... Les deux premiers vers sont extraits  du recueil Terraqué , 1942.

Avec André Gide

Image
  “Un paysage s'exagère Au gré de ses intentions Et une rythmique atmosphère Unit cette âme à l'horizon." Vers ces lieux où les sens s'agrègent Pour dilater quelque impression Le rouet du temps en arpège Sème un peu de soi sans raison. Les quatre premiers vers sont extraits  du VI des   Poésies d'André Walter , 1892.

Avec André Frénaud

Image
  “Devançant l'origine, la trajectoire hostile : l'univers s'accomplit. Au lent pas de nos fables nous nous exténuons." Si tôt nous finirons sertis d'hubris instable. L'infini d'aucun signe orchestre l'indicible sans ces fragiles vies. Les cinq premiers vers  sont extraits du poème "Jésus" issu du recueil La Sainte Face , 1968.

Avec Léon-Paul Fargue

Image
“Partout où je cherchais à surprendre la vie Dans le signe d'intelligence du mystère” Jaillissaient, comme autant d'intuitions de la Terre, Les flore et faune en sain prodige qui ravit. ****** “Dans l'odeur des premiers matins et des cimetières, Dans l'ombre où sont éteints les déjeuners sur l'herbe," J'effleure les cyprès à l'élégance altière, Affleure la rosée pas si loin de maigres gerbes. Pour ces deux duos, les deux premiers vers de chacun  sont extraits du poème "Depuis, il y a toujours..." issu du recueil Poëmes , 1912.