Avec Arthur Rimbaud
« Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : Mais l’amour infini me montera dans l’âme, » Brisant les pesanteurs en superbe vaurien, Mes sentiers buissonniers étourdiront la dame. ****** « Le Monde vibrera comme une immense lyre Dans le frémissement d'un immense baiser ! » Les ondes infinies, la partition à lire De ce bel Univers qui saura s'embraser ! ****** « Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ; » En se serrant très fort sur l’herbe ou dans le foin, On fait enfin jaillir une ode sans prière. ****** « Messire Belzébuth tire par la cravate » Le roide danseur à la langue bien pendue : La suspension qui craque, un tour de champ sans hâte, Les pas dans le vide pour la valse perdue.