Avec Charles Baudelaire
“Te regarder toujours avec des yeux de feu”
Irrigue de velours ta braise qui m’émeut.
Le premier vers est extrait du poème "A une Madone" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1861.
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“Comme les sons nombreux des syllabes antiques”
S’exhalent les tons feu qui agrippent nos criques.
Tu répands des parfums comme un soir orageux ;”
Sans ton regard je crie les chants de Maldoror :
Te respirer loin des tourments marécageux ;
Ton univers a les pétales qui s'explorent
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Loin du phare, aspirant l’écume qui m’élève.
“Au somnambule errant au bord des édifices,”
Reste un sort délirant, le roide sacrifice.
À Musine j’écris en pleurs, à l’agonie.
Volutes sans retour, restes d'âmes en suie.
Et sans Musine l’Instant saigne ses envies.
Rien ne me vaut l'abîme de ta couche : »
Et si je suis arraché de ta souche,
Privé de sève : une vie à raser.
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« Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris, »
S'épuise et s'assomme contre ces pans acides,
Je reste là, goûtant son cadavre tout gris.
Je me vis accoudé, froid, muet, enviant, »
Laissant les angoisses ronger mon sort nocturne,
En un cri sépulcral m’exhiber déviant.
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“Comme les sons nombreux des syllabes antiques”
S’exhalent les tons feu qui agrippent nos criques.
Le premier vers est extrait du poème "La Muse malade" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.
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“Tu contiens dans ton œil le couchant et l'aurore
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“Tu contiens dans ton œil le couchant et l'aurore
Tu répands des parfums comme un soir orageux ;”
Sans ton regard je crie les chants de Maldoror :
Te respirer loin des tourments marécageux ;
Ton univers a les pétales qui s'explorent
Et allègent l'enfer de mes vers ombrageux.
Les deux premiers vers sont extraits du poème "Hymne à la Beauté" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1861.
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“Fortes tresses, soyez la houle qui m’enlève !”
Loin du phare, aspirant l’écume qui m’élève.
Le premier vers est extrait du poème "La Chevelure" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.
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Reste un sort délirant, le roide sacrifice.
Le premier vers est extrait du poème "Les Litanies de Satan" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.
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“Durant ces grandes nuits d’où le somme est banni,”
À Musine j’écris en pleurs, à l’agonie.
Le premier vers est extrait du poème "Remords posthume" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.
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“L’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient,”
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“L’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient,”
Volutes sans retour, restes d'âmes en suie.
Le premier vers est extrait du poème "Le Crépuscule du matin" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.
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“Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie”
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“Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie”
Et sans Musine l’Instant saigne ses envies.
Le premier vers est extrait du poème "L'Ennemi" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.
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« Pour engloutir mes sanglots apaisés
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« Pour engloutir mes sanglots apaisés
Rien ne me vaut l'abîme de ta couche : »
Et si je suis arraché de ta souche,
Privé de sève : une vie à raser.
Les deux premiers vers sont extraits du poème "Le Léthé" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.
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« Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris, »
S'épuise et s'assomme contre ces pans acides,
Je reste là, goûtant son cadavre tout gris.
Les deux premiers vers sont extraits du poème "Spleen (IV)" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.
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« Moi-même, dans un coin de l’antre taciturne,
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« Moi-même, dans un coin de l’antre taciturne,
Je me vis accoudé, froid, muet, enviant, »
Laissant les angoisses ronger mon sort nocturne,
En un cri sépulcral m’exhiber déviant.
Les deux premiers vers sont extraits du poème "Le Jeu" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.
Et que le Temps, injurieux vieillard,
Chaque jour frotte avec son aile rude... »
Qui souillent l'envol, griment l'élan prude
Pour qu'il ne reste qu'un laid vétillard
Aux songes étroits, grises certitudes.
« Dans le suaire des nuages
Je découvre un cadavre cher, »
Celui que je deviens, en nage,
Sueur glacée perlant sans chair.
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« Qui, comme moi, meurt dans la solitude,
« Qui, comme moi, meurt dans la solitude,
Et que le Temps, injurieux vieillard,
Chaque jour frotte avec son aile rude... »
Sait que l'âme s'use et tombe aux pillards
Qui souillent l'envol, griment l'élan prude
Pour qu'il ne reste qu'un laid vétillard
Aux songes étroits, grises certitudes.
Les trois premiers vers sont extraits du poème "Le Portrait" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.
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« Dans le suaire des nuages
Je découvre un cadavre cher, »
Celui que je deviens, en nage,
Sueur glacée perlant sans chair.
Les deux premiers vers sont extraits du poème "Alchimie de la douleur" issu du recueil Les Fleurs du Mal, 1857.